El Atrouss sous la pression des banques

Par : Autres

El Atrouss sous la pression
des banques

Par
Khaled Boumiza

 

  

Selon des informations recoupées, de sources bancaires et professionnelles,
l’homme d’affaires tunisien Tahar El Atrouss, concessionnaire exclusif des
marques Opel pour les voitures particulières et Isuzu pour les mini camions
de transport, semblerait faire l’objet d’actions en justice pour cause de
non remboursement de crédits, des crédits essentiellement à court terme,
nous dit-on. Selon ces sources, au moins trois banques auraient entamé des
actions en justice; ces actions seraient, actuellement, à différents stades.
D’une façon informelle et non officielle, les trois banques nous ont
confirmé l’existence de relations financières tendues, avec le groupe, ainsi
que l’existence de procédures en justice. Les trois ont refusé de préciser
les montants objets de ces actions, ni le montant total des engagements du
groupe.

La BNA, sa principale banque, aurait ainsi obtenu des saisies conservatoires
sur certains de ses biens. Questionné par webmanagercenter à ce propos à
l’occasion de la tenue de son AGO, le PDG de ladite banque s’est réfugié
derrière l’obligation de réserve que nécessite le caractère «sensible de ce
dossier» et nous a déclarer que «M. Tahar Atrouss est toujours notre client,
nous essayons de faire notre travail et nous traitons ses dossiers avec
beaucoup de discrétion». Au sujet des actions en justice qui aurait été
entamée à son encontre et qui nous a par ailleurs été confirmée par l’un des
membres du conseil d’administration, le management de la banque ne l’a pas
infirmé et s’est contenté de nous demander d’aller «poser la question à la
justice».

La STB, seconde banque de l’homme d’affaires, attendrait le passage de son
action en justice devant la cour d’appel de Tunis auprès de qui l’homme
d’affaires aurait entamé un recours en appel, d’un premier jugement en
première instance.

Le 3ème créditeur du groupe, qui est l’UIB, nous a confirmé de son côté et
par la voix de son propre directeur général lors d’un contact téléphonique,
être décidé à appliquer la loi et donc à entamer les procédures légales. Il
a pourtant refusé de nous donner plus de détail sur le montant des
engagements de la banque.

De notre côté, nous avons contacté l’intéressé, pour essayer d’avoir son
avis sur ces questions. Il n’a cependant pas jugé nécessaire de nous parler.
 

 08 – 07 – 2004 ::
07:00

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