SIB : la foire de la quincaillerie

Par : Hamza

SIB : la
foire de la quincaillerie


Par Khaled Boumiza

sib14102003_01.gifConcomitamment avec le « Made in Tunisia » du pôle
Technologique El Ghazala, la 17ème
édition du salon international de l’informatique et de la bureautique (SIB
2003) a ouvert le mercredi 8 octobre et devrait se poursuivre jusqu’au 11
octobre à la SOGEFOIRES-Charguia.

Au-delà du fait économique de cette manifestation qui attire chaque année
des milliers de visiteurs de toutes catégories et tranches d’âges et même de
toutes les régions du pays, force est de constater que « un SIB en chasse
un autre », mais aussi que désormais « les SIB se suivent et se ressemblent
».

 

D’une
manifestation qui se voulait le rendez-vous des professionnels de
l’informatique et de la bureautique, ce salon qui fait par ailleurs le
bonheur de ses organisateurs en ces temps difficiles, s’est transformé en
véritable foire de l’informatique, une espèce de « Souk annuel de la
quincaillerie » informatique.

 

 Tout
y est certes, du simple câble à la webCam en passant par l’unité centrale,
tous designs confondus, et l’écran du plus volumineux au plus plat. On
n’oubliera même pas les mobiliers qui sont avec, les imprimantes, les CD
cartes, ni les graveurs et autres babioles informatiques.

 

 Mais
les quelques 150 exposants n’exposent rien que du hard où la puissance de
l’outil est mise en avant par les forces de ventes déployées par les
entreprises. Aucune boite (et ce n’est sûrement pas faute de démarchage de
l’organisateur) de soft n’a pris stand dans cette foire, ni tunisienne,
encore moins étrangère et cela à quelques jours du lancement de Windows 2003
en Tunisie et à quelques semaines de la tenue d’importants rendez-vous
technologiques, internationaux, en Tunisie, tels que le sommet sur la
société de l’information et la rencontre sur la fracture numérique.

 

A
l’exception de deux FSI régionaux et aux
revendeurs de « hard », aucun autre opérateur du secteur de l’informatique
n’était présent à ce salon qui semble ainsi avoir définitivement perdu sa
vocation de salon professionnel et s’être transformé en un genre de «
Surcouf » annuel tunisien où l’on vend beaucoup et tout, à des prix qui ne
défient cependant pas toute concurrence, même si l’on trouve de tout du
simple PC à moins de 800 DT au puissant PC à 2000 DT.

Aucune nouveauté ne semble distinguer cette nouvelle édition du SIB de la
Charguia. Plutôt de nouvelles touches de mode dans un produit, de
consommation en définitive, qui devient de plus en plus “Grand public”. La mode cette
année semble en effet être aux ordinateurs incorporés où l’unité centrale
fait partie de l’écran, au produit transparent surtout pour le haut parleur
qui s’arrondit, devient translucide en mini enceinte son en forme d’œuf.
 

Webmanagercenter.com –
NetGuide – 15-10-2003 à 07:00