Technologie verte : 1.100 milliards de dollars par an nécessaires dans les pays pauvres

photo_1309863713117-1-1.jpg
Allemagne en 2009 (Photo : Lennart Preiss)

[05/07/2011 11:05:13] GENEVE (AFP) L’ONU estime qu’il faudra investir 1.900 milliards de dollars (1.300 milliards d’euros) par an dans les technologies vertes ces quarante prochaines années, dont la moitié dans les pays en développement, selon une étude publié mardi.

“Au cours des 40 prochaines années, 1.900 milliards de dollars par an seront nécessaires pour des investissements progressifs dans les technologies vertes”, indique le rapport du Département des Affaires économiques et sociales de l’ONU (DESA).

“Une moitié au moins (1.100 milliards de dollars par an) des investissements requis devront être faits dans les pays en développement pour satisfaire à leurs besoins alimentaires et énergétiques en croissance rapide par l?application de technologies vertes”, poursuit-il.

Ces investissements sont nécessaires, selon l’ONU, pour que les habitants des pays en développement, en particulier ceux qui vivent dans une extrême pauvreté, accèdent à un “niveau de vie décent”.

Le rapport reconnaît que l?engagement énoncé dans l?Accord de Copenhague (2009) de mobiliser 30 milliards de dollars entre 2010 et 2012 et 100 milliards par an d?ici à 2020 en transferts à destination des pays en développement constitue un pas dans la bonne direction.

Mais, estiment les auteurs de l’étude, il faudra accélérer la mise en oeuvre de cet engagement et augmenter les ressources à la disposition des pays en développement pour que ceux-ci soient en mesure de relever le défi de la “transition énergétique”.

“Ce rapport montre quelle devra être l?ampleur du progrès technologique pour assurer un avenir dont chacun tire bénéfice tout en protégeant notre planète”, a déclaré Sha Zukang, Secrétaire général adjoint de l’ONU, cité dans un communiqué.

L’ONU insiste particulièrement sur la nécessité de mettre en place une révolution “véritablement verte” dans l’agriculture pour faire face aux besoins grandissants de la population tout en protégeant l’environnement.

Elle recommande ainsi d’employer des méthodes de culture comportant un moindre gaspillage des ressources en eau et une moindre utilisation des produits chimiques et des pesticides à l?origine de la dégradation des sols.