© webmanagercenter.com - 23 Juillet 2009 09:46:00
- Tunisie - Conseil national de l’UTICA :
- Le commerce parallèle «le monstre illi yakel ennas»
- Par Amel
Belhadj Ali
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«Pour limiter le phénomène du commerce parallèle, il y a deux mots :
normalisation et solidarité entre industriels et commerçants». C’est ainsi
que s’est adressé Hédi Djilani au large auditoire présent lors du conseil
national de l’UTICA et au cours duquel la question du commerce parallèle
était omniprésente et citée par tous les représentants des fédérations et
des chambres adhérentes à l’UTICA, toutes activités confondues. Ce qui a
poussé un adhérent à s'interroger: «Le commerce parallèle serait-il le
monstre de Lockness pour que nous soyons tous aussi impuissants à l’enrayer
?». Ajoutant avec humour : c’est plutôt le monstre «elli yakel ennass» (qui
dévore les gens).
La plupart des entrepreneurs présents ont tenu à dénoncer la prolifération
du commerce parallèle et des produits asiatiques dans notre pays sans
contrôle ou surveillance aucune et en toute impunité, pénalisant les
commerces et les industries formels. Pas de pacte avec le «diable», ont-ils
clamé, nous ne pouvons tendre la main à des personnes qui s’adonnent à des
activités illégales, qui ruinent l’économie et se soucient peu des hauts
intérêts de la nation ainsi que des droits les plus élémentaires des
travailleurs qui ne jouissent d’aucune couverture sociale et d’aucune
légitimité.
Parmi les présents révoltés par rapport à un état de fait qui n’arrête pas
de se dégrader, il y en a même qui sont allés plus loin. «Si le commerce
parallèle est devenu la règle, si les autorités le tolèrent, engageons-nous
tous sur ce chemin, ceci nous épargnera au moins charges et coûts», a clamé
un intervenant.
Pour le patron des patrons, il n’est pas question de laisser ce phénomène
prendre plus d’ampleur. Et pour commencer, une requête officielle sera
adressée à l’Etat pour que tous les produits arrivant de l’étranger soient
soumis aux critères de normalisation. Pas question, semblait-il dire, que la
Tunisie soit l’agneau de sacrifice comme d’autres pays en développement des
relations de complicité qui existent entres les puissances industrielles et
les pays asiatiques émergents. «Ce sont les pays asiatiques qui couvrent
aujourd’hui les déficits budgétaires des pays développés, cela veut tout
dire», a-t-il tonné.
Il faut donc s’unir pour ne pas passer pour les dindons de la farce et se
laisser bouffer crus par des opérateurs peu scrupuleux des intérêts
économiques du pays et qui menacent l’essence même du tissu industriel
tunisien. Les conséquences seraient très graves sur le pays et se
traduiraient par la suppression de milliers d’emplois sans oublier les
rsiques sur le positionnement avantageux de la Tunisie dans les secteurs
industriels et de services.
Le commerce parallèle a été donc au cœur de cette réunion du conseil
national de l’UTICA, d’autres sujets épineux y ont été cités, dont la loi de
Finances et la prolongation des mesures présidentielles relatives aux
sociétés exportatrices.
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