«La banque répond désormais à tous les ratios règlementaires». Quatre ans
après avoir entamé la mise en œuvre du plan stratégique visant à en faire un
champion,
Attijari Bank
est en train de progresser sur cette voie, comme le
constate M. Moncef Chaffar, président du conseil.
Par exemple, jusqu’à récemment à deux chiffres, le ratio de solvabilité est
descendu sous cette barre, à 9,2%. «Avant, nous étions un mauvais élève qui
tirait le marché vers le bas. Aujourd’hui, nous espérons contribuer à le
tirer vers le haut », commente Hassen Bertal, directeur général. Toutefois,
la filiale tunisienne d’Attijari Bank ne se contente pas de se mettre en
conformité avec les normes en vigueur. Là où certains de ses concurrents
peine à réaliser leurs objectifs, Attijari Bank multiplie les dépassements.
Non seulement «tous les paramètres sont au vert, mais sur plusieurs
indicateurs nous avons dépassé les objectifs fixés», se félicite Hassan
Bertal, directeur général. C’est le cas notamment pour le PNB (+106%, à
147,9 millions de dinars), du RBE (+113%), et du total bilan (+105%).
Une croissance exponentielle appelée à se poursuivre en 2010. Les résultats
des quatre premiers le donnent en tout cas à penser. A titre d’exemple, le
PNB s’est établi à fin avril 2010 à 37,8 millions de dinars, contre 31,3
prévus. «Les quatre premiers mois de 2010 sont meilleurs que les prévisions.
De ce fait, une nouvelle actualisation du business plan n’est pas exclue»,
annonce Hassen Bertal.
L’ex-Banque du Sud était malade, mais elle s’est bien soignée au cours des
quatre dernières années. Et l’année 2009 marque donc un moment important à
la fois dans cette convalescence mais également dans la mise en place
progressive des moyens –structures, procédures, compétences et moyens
financiers- nécessaires pour supporter la progression de la banque vers son
objectif suprême fixé en 2007 : devenir le deuxième établissement dans le
pays.
Parmi les réalisations dont les responsables d’Attijari Bank ne sont pas peu
fiers figure «la mise en place d’un système de global banking qui permet à
la banque de suivre son activité en temps réel et laisse la porte ouverte à
toutes les innovations», souligne M. Moncef Chaffar. «Nous avons réussi
cette opération pratiquement dans les délais impartis, avec seulement un
retard de trois mois», observe le directeur général.
Ensuite, soucieuse de se rapprocher de plus en plus de la clientèle, la
filiale tunisienne d’Attijariwafabank a progressé sur ce terrain en
continuant à élargir son réseau et à étoffer et diversifier sa palette de
produits.
En 2009, Attijari Bank a ouvert 12 nouveaux points de vente portant le total
à 149. Soit une progression de 50% par rapport aux 94 agences de 2006 qui
permet à la banque de disposer du «premier réseau privé», note Hassen Bertal.
Côté produits, Attijari Bank en a développé de nouveaux et «revisité
quelques uns, anciens, pour les enrichir et les moderniser».
Mais, comme l’admettent ses dirigeants, la banque a encore du chemin à
faire. Notamment le coefficient d’exploitation qui à 53% «reste mauvais»,
selon le directeur général. De même, il y a encore une grande marge de
progression en matière de services. Certes, Attijari Bank a obtenu le 2ème
prix présidentiel pour la qualité des services bancaires. Mais le fait que
le 1er prix n’ait pas été décerné amène Hassen Bertal à dire que «les
banques ont encore du travail à faire dans ce domaine».