Henkel opère selon les mêmes principes dans tous les pays du monde en adaptant
sa stratégie aux dimensions socioculturelles du pays d’accueil sans trahir ses
lignes de conduite, à savoir exploiter tout le potentiel du business en
consolidant le portefeuille, les investissements, en renforçant ses
infrastructures et en développant le potentiel humain au national et à
l’international. Chaque nouvel employé signe un code de conduite qu’il doit
suivre à la lettre, à la moindre défaillance, il est sanctionné ; il s’engage
par conséquent à respecter le code et à adopter des comportements citoyens, au
travail comme dans la vie sociale pour faire honneur à son entreprise et à la
société.
Le code de conduite est le fondement de la culture d'entreprise de Henkel car
c’est de la qualité de son capital humain que le groupe tire sa fierté et sa
richesse. «A Henkel, nous considérons que tout employé est responsable du
développement de la compagnie, donc nous investissons dans la formation, nous
nourrissons le sentiment d’appartenance au groupe et le respect de la marque et
nous veillons à être le plus proche possible du client et du consommateur.
D’ailleurs 2009 a été appelée «L’année du client», explique Ahmed Fahmy, le
représentant du groupe en Tunisie du haut de ses 35 ans.
Nommé président exécutif et directeur général pour la Tunisie en 2008, ce jeune
manager est pur produit maison, il a intégré le groupe allemand, son diplôme
«Business administration» de l’Université américaine du Caire en poche. Avant
d’être en poste à Tunis, il a été formé en Allemagne au quartier général du
groupe. Le poste est important car la Tunisie figure parmi les sites les plus
intéressants, dans la région MENA et Afrique, à côté de l’Egypte et de
l’Algérie. Henkel Tunisie, c’est 725 employés avec un taux d’encadrement de près
de 35%. Ses investissements dans notre pays s’élèvent à 40 MDT. La Tunisie est
également le seul pays de la zone à fabriquer les cosmétiques et à les exporter.
Le groupe mondial est leader dans les produits adhésifs qui représentent 47% de
son chiffre d’affaires grâce, entre autres, à l’acquisition en 2007 du National
Strach, une activité qui, dans notre pays, est appelée à s’étendre au vu du
développement des secteurs du bâtiment, de l’aéronautique et des composantes
automobiles.
La part de marché du groupe allemand dans les produits cosmétiques dans le monde
(en chiffre d’affaires) s’élève à 21% des ventes et celle des détergents à 3,8%.
Répondre aux attentes
«Driving change» : conduire le changement est la devise du groupe qui se veut
une réponse aux attentes et aux préoccupations des consommateurs et des clients
et la garantie de leur satisfaction. Ce qui coule de source lorsque l’on sait
que les produits fabriqués par Henkel sont omniprésents dans la vie de tout et
de chacun. Qui de nos jours n’utilise pas des produits d’entretien, de nettoyage
ou des cosmétiques? «Nous essayons d’adapter nos produits aux exigences des
clients et aux nouveaux impératifs de la vie moderne, nous leur offrons un
éventail de produits tout en prenant en considération leurs pouvoirs d’achat. Un
numéro vert est mis à leur disposition pour information ou réclamation. Nous
réagissons rapidement en envoyant quelqu’un de la recherche et développement
pour voir ce qu’il en est et proposer des solutions immédiates», précise Ahmed Fahmy.
Le groupe n’oublie pas non plus sa responsabilité sociale ou environnementale.
«Nous estimons que nous avons le devoir de servir le pays et la société qui nous
accueille, il nous paraît par conséquent naturel de nous préoccuper de notre
environnement physique ou naturel ; l’année dernière, nous avons participé à des
campagnes de nettoyage des plages, cette année nous comptons investir dans des
œuvres sociales en faveur de l’enfance et des personnes âgées», assure le jeune
président.
Cet intérêt pour l’autre exprimé par le groupe allemand est-il dû à des raisons
commerciales suivant le principe ‘’le mécénat est la porte vers le pouvoir et la
maîtrise du marché’’ ou d’une profonde conviction de l’opérateur allemand? La
seconde raison paraît être la plus plausible car parmi les valeurs défendues par
Henkel figure celle du
développement durable et de la préservation des
ressources naturelles. D’ailleurs, l’usine de détergents de Boumhel en Tunisie
utilise les eaux usées recyclées uniquement.
Quel est le secret du succès Henkel ? «Nous devons notre succès à nos valeurs
que nous essayons de véhiculer partout où nous nous implantons, ce qui nous
permet de nous mouvoir très naturellement dans n’importe quel environnement,
nous le devons également à notre souci de nous perfectionner sur le plan
technologique, à nous munir des équipements les plus performants qui puissent
exister mais plus que tout à notre potentiel humain car c’est notre principale
richesse, celle qui nous permet de nous distinguer et de nous imposer en tant
que leader. C’est pour cette raison que nous investissons beaucoup dans la
formation, en 2008, nous avons investi en Tunisie près de 600.000 DT dans la
formation et le recyclage de nos différents personnels. Il ne faut pas oublier
que Henkel Académie mondiale est reconnue pour la qualité des formations qu’elle
dispense et qui sont assurées par les plus grands experts de par le monde.
Chez-nous tout le monde doit se former, du PDG du groupe jusqu’au plus petit
employé», précise Ahmed Fahmy.
Henkel investit également dans la communication dont certains lui reprochent
l’agressivité. Le groupe est targué de faire de l’influence par une très forte
présence sur le terrain publicitaire : «Nous ne faisons pas de publicité
mensongère, nos efforts pour faire connaître nos produits sont tout à fait
d’usage dans les milieux où nous évoluons, lorsque que nous diffusons une
information ou nous décrivons un produit, il est tout à fait prouvé qu’il répond
et respecte les normes communiquées».
Les marchés les plus importants de Henkel dans la région du MENA sont l’Egypte,
l’Algérie, la Tunisie, les pays du Golfe, le besoin de conquête du groupe
allemand va aujourd’hui à l’Iran. Les produits cosmétiques sont les plus
exportés à partir de la Tunisie, près de 20%.
«Nous devons tout à nos collaborateurs», c’est ainsi que Henkel sort du lot, en
valorisant ses employés, en leur faisant sentir qu’ils ont une cause à défendre,
en les impliquant dans les affaires et les intérêts du groupe. Un environnement
positif destiné à encourager et récompenser les performances et développer les
valeurs individuelles par le partage des idées, le respect de l’autre, le
sentiment d’appartenance à une seule entité. Espérons que l’expérience allemande
inspirera des groupes locaux.
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