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  • Tunisie - Agriculture: A la redécouverte du semis direct
  • Par Amel Djait

  • Alors que la lutte intégrée commence à s’étendre en Tunisie, un groupe d’agriculteurs s'est regroupé en association: l'APAD. Ils œuvrent pour la vulgarisation du semis direct. Mais pas seulement. Qu’est-ce que donc cette forme d’agriculture durable ? Quels sont ses avantages et limites ? Pourquoi cette agriculture de conservation est-elle une voie d’avenir ?
  • Pour l’APAD, «le semis sans labour et mieux encore le semis sur couverture végétale, la rotation des cultures, la maîtrise de l’utilisation des pesticides et la préservation de la biodiversité» ne sont pas seulement des thèmes fédérateurs qui les engagent. Ce sont des choix et des voies pour demain.

    Déjà connu au temps des pharaons, il est loin le temps où l’on se servait d’un bâton pour faire un trou dans le sol et y placer la graine. Le semis direct est une technique qui a fait ses preuves dans le temps. Elle est depuis quelques dizaines d’années à nouveau d’actualité.

    Redécouvrant ses avantages, ce semis est désormais adapté au machinisme agricole. Des semoirs ont été créés. Le principe est d'ouvrir une ligne de semis, de façon chirurgicale et donc de faciliter l'implantation de la culture qui a alors lieu en un seul passage de semoir.

    Bien qu’il faille attendre au moins entre 3 et 5 ans pour retrouver un sol vivant et normal après l’arrêt des labours, cette technique a vite fait des adeptes dans notre pays. Après une phase d’essai, la Tunisie en est à la 7ème campagne de semis sans labour. D’ailleurs, aujourd’hui, le parc technique se compose de près de 30 semoirs spécialisés. Ils ont servi à semer plus de 6.000 ha chez une soixantaine d’agriculteurs innovants de Bizerte, de Béja, de Jendouba, de Seliana, du Kef et de Zaghouan.

    En évitant de ne pas labourer la terre, on en limite l’érosion. Cette technique réduit la consommation d’énergies, les pertes en eau et en besoin de main-d’œuvre... Pour Leith Ben Bechr, président de l’APAD "l’intérêt de cette démarche est la réduction des charges, la limitation de l’érosion et un travail sur l’efficience de l’eau. Par le non respect du cycle de vie, on perd la fertilité d’une terre. Au sein de cette association, nous œuvrons à sensibiliser les agriculteurs à des problématique de grande importance". L’autre objectif de l’Association est aussi de porter les attentes des agriculteurs au niveau de la recherche.

    Impliquée dans l’agriculture de demain, l’APAD participe du 3 au 5 mai 2010 aux "Rencontres Méditerranéennes du semis direct" à Setif en Algérie et au "Salon de l’Agriculture Durable" à Paris.

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commentaires VOS RÉACTIONS À CET ARTICLE
  • Bonne technique    posté le 25/07/2010 a 22:38:46


    ça semble une bonne technique economique et biologique.
    etant agriculteur de la région de siliana, est ce que je peux essayer avec vous cette technique?


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