© webmanagercenter.com - 10 Mars 2010 09:04:00
- Tunisie – Entreprises: SIFE, une moisson de projets
- Par Ali Abdessalem
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C’est
l’ISCAE (Campus de La Manouba) qui abritera, ce mercredi 10 courant la
«soutenance» de la première salve de projets relevant du
programme SIFE et qui
sont encadrés par des étudiants. Il s’agit-là d’un groupe pilote de 120
étudiants issus de 8 écoles différentes du périmètre universitaire du Grand
Tunis, qui exposeront à un jury leurs travaux.
Démarrage sur les chapeaux de roues
C’est en avril dernier que le programme SIFE, logé au Centre des Jeunes
dirigeants, et piloté par Khaoula Boussama a démarré. A cette occasion, William
Rich, V/P du mouvement et responsable pour l’Afrique, avait fait la conjecture
que le programme tunisien irait très vite. Et c’est chose faite à présent. En
effet, les équipes n’ont pu être constituées qu’après la rentrée d’octobre
dernier. Et voilà qu’on en est au premier jet.
Ce programme avait reçu la validation du ministère de l’Enseignement supérieur.
M. Abderrahmane Boukricha, DG de l’enseignement supérieur, dans son allocution
lors du démarrage de SIFE Tunisie, y voyait un poumon supplémentaire pour
encourager cette nouvelle souche d’étudiants lesquels, une fois diplômés, ne
seront pas candidats au salariat mais seraient promoteurs de projets. Le
programme a trouvé auprès d’Attijari Bank
un sponsor bienveillant.
Leadership et entreprenership
En peu de mots, SIFE est à l’origine une idée américaine qui consiste à appuyer
les jeunes défavorisés qui ont la bosse du business et les prédispositions pour
entreprendre à tenter le coup. Les étudiants leur apporteront le bagage
procédural qui leur fait défaut. Ils leur donneraient cette étincelle qui les
déciderait à faire le jump décisif et faire en sorte que ce ne soit pas un saut
dans l’inconnu.
Un monitoring intelligent
L’étudiant qui prendrait en charge un candidat à l’entreprenership lui
procurerait les outils de faisabilité et de calculs prévisionnels pour rendre le
projet bancable. Ces projets sont unipersonnels, donc à visage humain. Ils sont
au-dessus des microcrédits mais leur trait distinctif est qu’ils sont créateurs
de valeur ajoutée. Ils s’inscrivent de fait dans la dynamique de croissance. Il
s’agit de prestations de services ou de produits manufacturés lesquels, grâce au
tour de main des étudiants, prennent des formats marchands.
Une occasion en or
C’est tout bénef pour les étudiants car ils ont l’occasion de mettre en
application leurs connaissances et ainsi leur baptême du feu. Cela réveillerait
en eux leur potentiel d’entreprenership. Il n’est pas nécessaire comme le
répétaient en chœur Khaoula Boussama et Ben Kahla Karim, directeur de l’ISCAE,
que le leadership conduise à la création d’entreprise. Ce peut-être un
révélateur de standing individuel pour un cadre salarié au sein d’une entreprise
qui l’emploie. Ce serait bien d’étendre le programme à l’ensemble des
universités sur le territoire de la sorte on disposerait d’une cartographie de
la performance dans l’ensemble de nos régions y compris celles de l’intérieur.
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