C’est à une large problématique que les participants à la ‘’conférence sur le
tourisme méditerranéen et crise mondiale’’ vont se pencher les 9, 10 et 11
courant à Tunis.
Organisée par MERC, le postulat de cette conférence est le suivant :
‘’invitation au voyage, à l’évasion et la découverte ou simple opportunité de
loisir, le tourisme mobilise chez les bénéficiaires comme chez les
professionnels, des attitudes socioculturelles diverses. De par les rythmes
qu’il impose, les pratiques et les comportements qu’il induit, l’interculturalité
qu’il génère et qui le dynamise, le tourisme devient aujourd’hui objet d’études
anthropologiques, sociologiques, géographiques, économiques qu’il serait utile
de revisiter’’, indique le portail de Merc (mercprogram.org).
Pour les organisateurs, que ce soit les capitaux qu’il mobilise, les emplois
qu’il crée, les formes de mobilité qu’il entraîne et les dividendes qu’il
génère, ‘’le tourisme est, pour certaines économies méditerranéennes, un secteur
d’activité vital’’. C’est cas évidement de la Tunisie. Cependant, le secteur
touristique est certes dynamique mais il est également vulnérable.
Toujours dans la problématique de cette rencontre, les organisateurs soulignent
que le secteur peut être ‘’fragilisé aussi bien par la conjoncture politique que
par de simples fluctuations climatiques’’, de ce fait, ‘’le tourisme
méditerranéen est aujourd’hui confronté aux effets de la crise mondiale qui,
survenue brusquement, ne manquera certainement pas de le fragiliser davantage.
Le risque de voir chuter les rentrées touristiques, de subir un grave
accroissement des taux de chômage est une réelle menace pesant sur de nombreux
pays de la Méditerranée’’.
Et ce n’est pas tout, puisque le tourisme constitue sans doute un vecteur de
synergies, de symbioses et de mutations sociales, mais ‘’il peut avoir néanmoins
des effets pervers quand il génère le rejet de l’autre ou quand il est
instrumentalisé pour consolider les conservatismes’’.
Ce sont donc tous ces facteurs et bien d’autres que les participants –parmi eux
des économistes, géographes, sociologues anthropologues- vont examiner au
travers différentes questions : Quelles sont les chances réelles des pays
méditerranéens de relever les nouveaux défis auxquels le tourisme se trouve
confronté ? Comment le secteur touristique pourra-t-il éviter de sombrer sous
l’effet de la crise ? Quelles ripostes va-t-on observer chez les différents
acteurs concernés ? Quelles mutations socio-spatiales enregistre-t-on déjà ou
risque-t-on de voir émerger ? Les formes de concurrence et de compétition entre
les pays riverains de la Méditerranée sont-elles en train de changer ? Quel rôle
joueront les médias et les nouvelles technologies de la communication dans la
diffusion des nouveaux
produits touristiques
?
Quant aux axes des débats, ils se déclinent comme suit :
1- Le tourisme sur les pourtours de la Méditerranée : état des lieux (flux
d’hommes et de finances, espaces et foyers touristiques prédominants, espaces
touristiques émergeants) ;
2- Le tourisme en Méditerranée : dynamisme et vulnérabilité ;
3- Anciens et nouveaux produits touristiques méditerranéens : risques,
développement durable ;
4- Les acteurs de l’économie touristique : des impératifs économiques aux
exigences sociales ;
5- Tourisme et sociétés locales : entre progrès et effets pervers ;
6- Tourisme et technologies de l’information et de la communication.
(Source : www.mercprogram.org )