Flux RSS Marquer WMC Ajouter aux Favoris Newsletter Publicité Contact
  
Lire les infos avant tous le monde_
Partager
        

  • Tunisie - Environnement : Les dossiers brûlants de Nadhir Hamada
  • Par Moncef MAHROUG
  • Réparer les conséquences des erreurs du passé, éviter qu’elles se répètent dans le présent et mettre en place les politiques, les dispositifs et les moyens adéquats pour que le pays gère au mieux ses ressources naturelles. Voilà en gros la mission d’un responsable de l’environnement en général, d’un ministre en charge de ce domaine en particulier et de M. Nadhir Hamada plus précisément. Autant dire qu’il ne s’agit pas d’une mission de tout repos, comme l’a démontré le débat sur l’environnement, mardi 2 mars 2010, à la Chambre des députés.
  • Certes, la Tunisie déploie depuis une trentaine d’années beaucoup d’efforts et en récolte aujourd’hui les fruits. Mais les défis, anciens et nouveaux, dans le domaine de l’environnement, sont tels que le chantier est, comme dans tous les pays, encore ouvert et le restera probablement toujours.

    L’assainissement est l’un de ces chantiers non encore terminés. La situation du pays dans ce domaine n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était lorsque l’Office National de l’Assainissement (ONAS) avait été créé en 1974. Un chiffre résume les progrès réalisés depuis : en 1987, douze ans après la création de cet organisme, la Tunisie disposait de 24 stations d’épuration. Il en a 106 aujourd’hui. Entre 1989 et 2009, 800 quartiers populaires ont été reliés au réseau d’assainissement et 196 autres doivent l’être d’ici 2013. De plus, ce réseau a aujourd’hui besoin d’être renforcé pour pouvoir faire face à des besoins devenus plus importants, en raison de la croissance démographique, et mis à niveau pour assurer un service conforme, ainsi que l’a souligne le ministre de l’Environnement, aux nouveaux concepts et normes ayant aujourd’hui cours dans le domaine de l’assainissement.

    Pour pouvoir engager ce nouveau chantier, l’Office National de l’Assainissement a récemment été autorisé à emprunter près de 300 millions de dinars auprès de l’Agence Française de Développement (AFD) et de la banque allemande KFW.

    Pays touristique et qui entend le demeurer, la Tunisie a tout intérêt à préserver son principal capital dans ce domaine : ses plages. Or, dans certaines régions du pays, le littoral a été sérieusement –et parfois dangereusement- mis à mal notamment par la pollution industrielle. Sur les 1.600 Km de côte, 100 ont besoin d’être réhabilités, dont 40 d’une manière urgente, selon une étude menée par l’Agence de Protection du Littoral. Inscrit au 11ème Plan de développement (2007-2011), le programme de protection du littoral va bientôt être lancé, probablement avec un financement du Fonds Saoudien de Développement, avec lequel des négociations sont en cours.

    Inscrite sur la liste des bénéficiaires prioritaires, Sfax va pouvoir s’attaquer à la décontamination de sa côte sud, après que le projet Taparura ait permis de régler le problème de la portion nord.

    Et tout comme ce projet qui, rappelle M. Nadhir Hamada, a nécessité un investissement de 142 millions de dinars, celui des plages méridionales va nécessiter de «très gros moyens». Dans la foulée de l’étude qui a amené la décision de fermer une décharge et de transférer ailleurs l’usine SIAP, le ministère de l’Environnement planche actuellement sur le choix du bureau qui sera appelé à réaliser l’étude du projet qui y serait développé plus tard.

  • - Tous les articles sur Environnement

Partager
        
   
commentaires VOS RÉACTIONS À CET ARTICLE
  • Ordures et Tri Collectif    posté le 13/03/2010 a 12:00:35

    Et où on est de tri collectif? chez nous, les tunisiens, tous passe dans un seul sac poubelle. ya 7assra 3ala projet cité el khdhra! on pensait le voir généraliser, mais hélas il est mort à la naissance!

    par Lachheb
  • Golfe de Gabès    posté le 05/03/2010 a 08:10:20

    Et le golfe de gabes svp ??

    par noureddine
Nom :
Email :
Titre commentaire :
Commentaire :
A propos des commentaires
Les commentaires sont de type modérés, ils doivent respecter les règles de conformité à la loi et de bienséance. Les commentaires de type racistes, haineux ou d'attaques sans arguments fondés, qui mettraient en cause une personne d'une manière injurieuse ou diffamatoire, ou qui alimenteraient des rumeurs, notamment, ne seront pas validés.
Certains commentaires, compte tenu de leurs intérêts, peuvent faire l'objet de publication dans l'espace Tribune des lecteurs.