© webmanagercenter.com - 26 Janvier 2010 07:17:00
- Tunisie – Médias : La presse électronique oubliée !
- Par Meryem OMAR
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Enquête rigoureuse à l’appui, M. Hassen Zargouni, PDG de
Sigma Conseil, vient de
nous donner le choc de notre vie en dévoilant les résultats de sa désormais
classique revue maghrébine des médias. Le choc vient d’un chiffre sans rappel :
celui de la publicité sur les divers supports où la
presse électronique ne
récolte qu’un très maigre 1,3% des 138,9 millions de dinars (sans remises) générés
par le marché tunisien !
Ce n’est pas uniquement un indicateur très significatif de la performance car la
pub va nécessairement vers les supports qui ont le plus d’audience auprès des
spectateurs, auditeurs et lecteurs. C’est également un constat à faire sur
l’avancement du secteur ‘’virtuel’’ dans notre pays.
Alors que l’intention politique ne laisse aucun doute quant à l’ambition de
transformer la Tunisie en Centre régional d’affaires et de services (où le
secteur TIC a la part du lion), nous n’avons pas d’autre perspective que de nous
interroger avec douleur sur l’adoption (ou non) de ses composantes par le public
et le marché.
En vérité, le schéma reste le même comme si nous n’avions pas encouragé l’achat
de centaines de milliers d’ordinateurs, la création de sites Web, la promotion
de l’industrie du contenu… : La télévision est gagnante encore une fois avec
52,6% des parts de la pub, suivie (de loin) par la presse écrite qui s’approprie
les 18,4% puis la radio (la star montante grâce aux privés) avec 15,3% et enfin
les affichages publics en tous genres (2,4%) et (dernier de la classe) la presse
en ligne et son minuscule 1,3% !!!
En 2010, le slogan proposé par M. Zargouni est porteur de plus d’un message :
‘’Le succès est en nous !’’ Le premier message est évident ; c’est celui de
l’attestation de notre potentiel. Le second est une sorte de conjuration du
mauvais sort alors que nous sortons de plusieurs crises (pétrole, subprime,
finance et sphère réelle). La troisième est l’espoir de meilleurs jours. Le
quatrième est que nous ne devons nous en prendre qu’à nous-mêmes si nous avons
si lamentablement bafoué une priorité nationale.
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