© webmanagercenter.com - 01 Janvier 2010 07:23:00
- Tunisie : 175 millions de dinars en 2010 pour protéger 48 villes contre les inondations en 2010
- Par Moncef MAHROUG
- La Tunisie ayant connu des
inondations assez meurtrières,
notamment au cours des dernières années, les pouvoirs publics consacrent des
moyens conséquents à la guerre sur ce front-là qui est appelée à s’intensifier.
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Rationalisée et mieux organisée en particulier depuis l’actualisation en 1996 de
la carte de risques d’inondations élaborée en 1986, la stratégie de protection
(qui a déjà bénéficié à 150 villes avec un budget supérieur à 220 millions de
dinars) va s’accélérer en 2010. En effet, le budget de l’Etat au titre de la
nouvelle année prévoit l’investissement de 175 millions de dinars afin de
bétonner 48 villes contre les inondations. Le gros de l’enveloppe -98 millions
de dinars- profitera à Tunis-Ouest, de nouveau victime en avril 2009
d’inondations ayant occasionné des dégâts considérables.
Cette partie de la capitale ayant été décrétée zone prioritaire en matière de
protection contre les inondations, une étude lui a été consacrée qui a débouché
sur l’élaboration d’un projet de 140 millions de dinars, financé partiellement
par la banque japonaise JBIC. C’est ce projet qui va commencer à être réalisé
début 2010 et se traduira par la réalisation d’un canal pour aspirer la Sebkha
d’Essijoumi en la reliant à Oued Meliane sur une longueur de 6 km, l’extension
et l’aménagement de l’Oued Guériana au niveau de la cité Ezzouhour sur une
longueur de 3 km et Khaznadar jusqu’aux confins d’Ibn Sina à Ksar Essaïd sur une
longueur de 3 km, et la mise en place d’un canal périphérique longeant le
boulevard 7 Novembre à partir de l’échangeur de Ksar Essaïd pour ces deux Oueds
de Khaznadar et Gueriana à la Sebkha d’Essijoumi sur une longueur de 3 km.
Un chantier encore plus vaste se prépare déjà, celui qui devrait assurer la
«protection rapprochée» aux zones nord et est du
Grand Tunis. Un appel d’offres
est en cours en vue de réaliser une étude concernant quatre gouvernorats (Tunis, Ariana, Ben Arous et La Mannouba). Financée par un don de la Banque africaine de
développement), cette étude doit aboutir «au dimensionnement des ouvrages de
protection de ces zones contre les inondations et d’assainissement des eaux
pluviales engendrées par les crues exceptionnelles», «à l’élaboration des
dossiers de consultation pour l’exécution de ces travaux» et «à l’estimation des
coûts liés à la réalisation des ouvrages».
Pour ce faire, le consultant qui sera sélectionné devra «diagnostiquer la
situation actuelle dans tous les bassins versants de la zone et sur toute leur
superficie avec des enquêtes techniques et sociales appropriées; évaluer le
système d’alerte de crues du ministère de l’Agriculture et des Ressources
hydrauliques (MARH); ainsi que les études déjà réalisées; vérifier et actualiser
les données de base; procéder à une modélisation mathématique des bassins
versants de la zone afin de faire des simulations des variantes et de leurs
effets sur différentes hauteurs d’eau tombées; reconstituer les épisodes de crue
en se basant sur les imageries satellitaires afin d’aboutir à une modélisation
en 3D des effets des crues et des aménagements envisagés, évaluer les
aménagements retenus dans les études antérieures et propositions de leur
amélioration ou leur extension, et, enfin, procéder à l’analyse économique de la
variante retenue».
Une fois l’étude achevée, un séminaire sera organisé auquel seront invités les
bailleurs de fonds en vue de mobiliser les ressources nécessaires à l’exécution
du projet.
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