Le
mercredi 16 décembre 2009, l’UTICA, en coopération avec l’ambassade de France et
le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la
Technologie, a organisé une rencontre intitulée : Pour une meilleure
employabilité des diplômés : les enjeux du partenariat universités-entreprises.
Comme l’a souligné M. Blay (ambassade de France), «les temps changent» : les
évolutions scientifiques et technologiques s’accélèrent, les métiers se
spécialisent de plus en plus… D’où la nécessité d’un partenariat
universités-entreprises pour mettre en place des formations adaptées afin
d’obtenir une main-d’œuvre qualifiée. D’ailleurs, note-t-il, les formations
professionnelles rencontrent un franc succès car les parcours qu’elles créent
sont adaptés aux besoins du monde économique.
La Tunisie a saisi cette évidence et souhaite passer de 41 licences appliquées
existantes en 2009 à une centaine d’ici 2014. Tous les intervenants ont rappelé
les éléments de base pour une co-construction efficace de ces cursus : clarté,
consensus et confiance, avec deux axes, une approche «métier» et une autre
«compétence».
Concrètement, la professionnalisation de l’enseignement supérieur dans un
processus de co-construction doit passer par :
- un accord-cadre entre une dite organisation professionnelle et une université,
- une co-conception du projet qui définit l’offre de formation qui répond à un
besoin sectoriel,
- une co-réalisation qui s’appuie sur des indicateurs pour piloter le projet,
- une responsabilité et des rôles bien partagés et définis,
- et par des formations qui demeurent opérationnelles avec éventuellement une
démarche de certification, ou de suspension en cas d’inadéquation avec les
réalités économiques.
A travers les différents témoignages apportés, tant du côté entreprises que du
côté établissements de formation, la co-construction de licences appliquées
apparaît comme un modèle prometteur à développer : celui d’«une association
confiante d’acteurs ayant pour but d’atteindre un objectif commun,
l’employabilité».