- Tunisie - Spécial salon Banques : Les banques tunisiennes et
la communication commerciale en 2009, bilan et perspectives
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Budgets
alloués à l’achat des espaces médias par les banques tunisiennes en 2009 :
Confirmation de l’ATB et retour de la BIAT
Le montant brut des
investissements publicitaires en 2009 s’élève à près de
5.7 millions de dinars tunisiens en hors taxes. Le média TV a accaparé 38.5% des
5.7 millions des investissements publicitaires de l’année 2009 du secteur
bancaire, soit la plus grande part, suivi de la presse papier avec 31.5% des
investissements, la radio avec 16%, l’affichage urbain avec 13% et enfin
Internet avec seulement 1.1% (contre près de 20% dans le monde)

Trois banques représentent 80% des investissements publicitaires de la place :
ATB avec 50% des achats d’espaces médias en 2009, suivie de la
BIAT avec près de
1.1 millions de dinars et enfin
ATTIJARI Bank avec près de 520 000 DT HT
d’investissements publicitaires (IP). Ces trois banques sont les seules à avoir
un ratio SOV/SOM supérieur à 1, avec SOV = Share Of Voice (la part de voix, ou
le niveau d’investissement publicitaire) et SOM (Share Of Market, la part de
marché de marché exprimée en termes de Chiffre d’Affaires), ce qui dénote d’une
attitude de conquête de parts de marché, particulièrement agressive de la part
de l’ATB notamment. Les plus grosses progressions des IP en 2009 ont été
réalisées par l’UIB
qui a multiplié ses budgets alloués à l’achat des espaces
médias en 2009 par 9 par rapport à ceux de 2008, suivie par la BT avec une
progression de 350% et la BIAT avec 220%. Les seules autres progressions
positives des IP entre 2008 et 2009 ont été réalisées respectivement par la STB
(70%),
la BNA (40%), ATTIJARI (10%) et enfin l’ATB quasi-stable avec +1%.
La pression publicitaire des banques tunisiennes demeurent en deçà des
standards internationaux
Si les investissements publicitaires (IP) pluri médias des banques commerciales
en Tunisie ont cru de 18.2% entre 2008 et 2009, ce qui constitue une excellente
performance en ces temps de ‘crise’, ce montant rapporté au Produit Net Bancaire
(PNB) global du secteur, donne un ratio de seulement 0.35%, comparé au standard
international de 7%. Autre repère, les IP du secteur bancaire et financier au
Maroc en 2009 s’élèveront à environ 100 millions de DT. Avec ce benchmark
international, on se rend mieux compte de la faiblesse de la pression
publicitaire faite par les banques en Tunisie. Ce niveau d’investissement dans
la communication commerciale grand public est dû certainement à la relative
faiblesse de la rentabilité des segments des particuliers et des PME et le
manque de proposition innovante de produits réellement différenciant entre les
acteurs du marché (industrialisation de l’offre).
Est-ce un problème lié à une forme de rigidité au niveau de la réglementation
qui pourrait freiner quelque part l’émergence de produits et services nouveaux ?
Est-ce une Orientation-Client insuffisante de la part des établissements de
crédit qui manquent de staff technique accompagnant les PME dans leur
développement et gérant mieux leurs risques ? Ou encore des clients pas
suffisamment sensibles à la qualité de service et plus orientés coûts des
services bancaires avec des besoins relativement basiques ? L’existence de la
trentaine de grands groupes tunisiens bien structurés, qui représentent la plus
grande part de la rentabilité du secteur bancaire et continuant à être la chasse
bien gardée des intermédiaires agréés ne favoriserait pas encore l’émergence
d’une compétition vive par médias interposés entre les banques commerciales en
Tunisie.
La libéralisation inéluctable du marché bancaire à l’instar de l’ensemble du
secteur des services changera certainement la donne. Les établissements les plus
affûtés en termes de processus communicationnel grand public, à distance via
Internet et la téléphonie mobile ou sur les lieux de vente gagneront à coups
sûrs la bataille de la notoriété et de l’image, et donc de l’attractivité. La
bataille commerciale, elle, c’est une autre paire de manches…
Tendances à la hausse pour 2010
L’investissement publicitaire du secteur bancaire en Tunisie en 2010 connaitra
certainement une croissance forte, boosté par le raffermissement de l’offre avec
la présence d’un nouvel acteur en la qualité de
la Banque Zitouna dont les
produits exigent une pédagogie forte donc gourmande en communication, le
parachèvement de la transformation de la BIAT et son repositionnement sur ses
différents segments de marché et enfin la consolidation de la position d’ATTIJARI
dont les actionnaires sont réputés publivores. Les autres banques de la place ne
seront pas en reste. Loin s’en faut. Puisqu’au vue de la démonstration de force
dont elles ont fait preuve lors du dernier salon dédié au secteur bancaire et à
la monétique, les produits et services innovants présentés lors de cette joute
nécessiteront d’être connus, appréciés avant d’être consommés par les clients.
Pour cela, la communication commerciale à large échelle, facilitée désormais par
une offre médias des plus riches tant audiovisuelle que numérique, est forcément
le meilleur moyen permettant d’informer et de faire rencontrer les nouvelles
offres de produits et de services bancaires à leurs usagers.
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Hassen Zargouni,
dg@e-sigmaconseil.com
Statisticien Economiste, Fondateur et Directeur Général de SIGMA Conseil, Bureau d’études médias et marketing leader sur la zone Maghreb
Fiche technique : Principes et méthodes
Le Service du Monitoring publicitaire de SIGMA Conseil
(pub@e-sigmaconseil.com) en Tunisie adopte une méthodologie universelle de mesure des investissements publicitaires pluri média basée sur les données des grilles tarifaires publiques (rate cards) et ne prennent pas en compte les remises, gratuités, majorations, taxes, dégressifs éventuels.
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