Le secteur bancaire surfe sur les nouvelles voies de la communication. Il est
correctement représenté sur le web. Et, même si certains portails ont besoin
d’être relookés, la physionomie générale de la
e-pub bancaire tient le rang. La
présence médiatique n’est pas en reste, pour autant et les banques, dans leur
ensemble, continuent à composer avec les médias. La presse écrite demeure un
vecteur de communication régulièrement utilisé. Pareil pour la radio et la télé.
Encore que pour la petite lucarne le pic ramadenesque est déterminant. Et voilà
que des banques, assez nombreuses, ressortent la fameuse affiche
institutionnelle. Elle est revisitée et remise à neuf et la voilà qui regagne sa
place sur les murs des espaces commerciaux des agences. Elle refleurit même sur
les panneaux publicitaires. Élément d’identité irremplaçable, la voilà qui gagne
en fonctionnalité et se hisse également comme élément de notoriété.
Double emploi pour l’affiche
L’affiche reprend du terrain et elle est utilisée avec beaucoup de régularité
dans les campagnes de presse des banques. On la placarde sur des surfaces
importantes, parfois à pleine page. On sent derrière cette option la touche de
conseil des
agences de communication qui amènent les banques à reconquérir ainsi
l’univers médiatique des quotidiens et magazines. On observe que l’insertion de
l’affiche institutionnelle dans un media écrit est du meilleur effet pour la
visibilité de l’enseigne.
A côté de cela, on voit de plus en plus les banques orner les murs de leurs
points de vente avec leur affiche institutionnelle. D’ailleurs, elle garnit
l’espace mural sans gêner. Après une longue absence où elle semblait être
abandonnée comme vecteur de «Publicité sur Lieu de Vente» (PLV), élément si
familier à tous les étudiants en marketing et à tous les publicitaires, la voilà
qui retrouve sa place où elle occupe bien le lieu.
Une maquette sobre
L’affiche institutionnelle est un élément de perception forte. En général, les
banques qui la remettent en jeu privilégient des graphismes «light» et penchent
pour la maquette sobre. C’est une icône qui sert à flasher l’imaginaire du
client et du passant en général. En la matière, elle est instrumentalisée comme
élément/support afin de mettre en valeur le trait d’individualité de la banque
concernée, faisant par la même occasion ressortir son savoir-faire. D’une
certaine façon, elle restitue une lisibilité à la stratégie commerciale de la
banque.
L’effet esthétique
A l’heure actuelle, les banques qui utilisent l’affiche institutionnelle
recourent à une bonne esthétique et évitent la surcharge. Elle est structurée
par deux composants. Il y a un dessin qui ressort bien. Et il est assorti d’un
texte court qui sert pour l’accroche. C’est comme le logo et la signature. En
général, deux modèles s’imposent. Le plus courant est l’affiche illustrée. Elle
est dominée par une photo ou un une scène de vie, et l’autre stylisée, qui est
expressive sans être illustrée. En général, le motif qui est reproduit sur la
deuxième rappelle une symbolique en harmonie avec les valeurs de la banque.
Un marketing malin
Au
plan marketing, les banques qui recourent à l’affiche se distinguent de leurs
confrères. Ce faisant, elles réussissent une différenciation concurrentielle
remarquable. Sans doute récoltent-elles un bonus par cette manière d’interpeller
l’opinion, et on peut considérer qu’elles capitalisent en notoriété. Etant donné
qu’on voit les banques se copier l’une et l’autre et se diriger vers l’affiche,
cette dernière devient un élément d’un marketing avisé et réactif.
Ayant un impact avéré, l’affiche se généralisera et puis son come-back ne fait
pas ringard. Il est dans l’air du temps puisque les banques font dans la cours
au réseau et que l’affiche en est un accessoire incontournable.