115 dollars des Etats-Unis. Ce sera le prix du baril de
pétrole en 2030. C’est
l’estimation de l'Agence internationale de l'énergie
AIE,
qui indique aussi que la demande mondiale d'énergie va croître de 40% d'ici
2030. Ces chiffres sont énormes et donnent froid dans le dos. Mais de quoi
paniquer, d’ici cette date, non seulement la richesse des nations aura augmenté,
mais tout laisse à croire que le pétrole risque d’être l’ombre de lui-même.
Autrement dit, on aura trouvé d’autres
énergies de substitution ou renouvelables.
Disons-le tout de suite, ce rapport est un nœud gordien (problème inextricable),
tant il a fallu concilier des inconciliables, entre investissements, production
énergétique, environnement/climat, récession, etc.
En effet, qui dit énergie, dit environnement. Alors, l’Agence alerte le monde
sur le
réchauffement climatique,
et ce un mois de la tenue de la conférence internationale sur le climat à
Copenhague. Cette alerte est ‘’consignée’’ dans son rapport annuel, publié le 10
novembre, sur les perspectives énergétiques mondiales, dans lequel on lit : "Le
temps est venu de faire les choix difficiles mais nécessaires pour combattre le
changement climatique".
‘’L'Agence internationale de l'énergie estime que la consommation mondiale
d'énergie va rapidement augmenter d'ici les 20 prochaines années, entrainant une
hausse des prix et des émissions de gaz à effets de serre, à moins qu'un accord
ne soit trouvé sur les réductions des émissions de CO2’’, écrit
latribune.fr.
Les premiers accusés concernant cette hausse, les pays en développement et
émergents qui, selon l’AIE, y contribueraient à hauteur de 90% (dont 50% rien
que du fait de la Chine et de l'Inde).
Dans le scénario de hausse de la consommation, évidemment les pays importateurs
de pétrole et de gaz auront une ardoise très salée, parmi eux, encore et
toujours la Chine (premier importateur mondial de pétrole et de gaz en 2025,
selon les prévisions) et l’Inde. Mais pour le cas de la
Chine, ce pays a une
vision stratégique. Pour s’en convaincre, il n’y qu’à voir l’augmentation des
investissements chinois -et à une moindre mesure indiens- dans les pays miniers d’Afrique. Il reste les
autres.
Par ailleurs, l'Agence ‘’met aussi en garde contre une hausse du prix de
pétrole, cumulée à une baisse des investissements dans le secteur, et qui
pourrait constituer une grave menace pour l'économie mondiale, alors même que
celle-ci commence juste à se reprendre", indique notre source.
L'autre scénario non pris en compte, c’est l’éventuel changement de monnaie de
référence, c’est-à-dire que, au lieu du dollar, le pétrole soit libellé en euro
ou yuan (la devise chinoise), le jour où la Chine sera la première économie
mondiale.