La
mise à niveau hôtelière constitue l’un des axes stratégiques de consolidation
du secteur sur le marché international. Décidé à l’issue de la crise
conjoncturelle de 2002-2003, le lancement du programme a démarré en 2005 avec
l’objectif d’augmenter la compétitivité des établissements touristiques,
d’améliorer leur capacité et de renforcer la qualité des services et des
ressources humaines. Cependant, la phase pilote du programme, qui a concerné 45
unités hôtelières, a montré certaines lacunes relatives essentiellement à la
faiblesse de l’investissement immatériels dans les hôtels tunisiens.
Comme l’a indiqué M. Mohamed Belhassine, sous-directeur du Bureau de mise à
niveau touristique (BMNT), lors de la conférence organisée, le 3 novembre 2009
par le BMNT en partenariat avec l’Agence française de développement (AFD),
l’évaluation de la phase pilote a montré une déficience en matière
organisationnelle, la présence d’une gamme de services limitée, l’absence d’une
politique des ressources humaines et la marginalisation de la politique
d’affiliation. «Cette évaluation nous incite à nous focaliser davantage sur la
composante immatérielle et à sensibiliser encore plus les hôteliers sur
l’importance d’investir dans ce domaine», a-t-il indiqué.
M. Belhassine a souligné que le taux de réalisation des investissements globaux
dans cette phase a atteint actuellement 79,8%, tout en précisant que 36 unités
ont réalisé 50% de leur programme de mise à niveau. Selon un sondage effectué
auprès des établissements concernés par le programme, les entraves s’articulent
autour du financement, de la disponibilité des cadres, du manque de clarté de la
vision et du manque de temps.
Concernant l’investissement immatériel, 10% des investissements proposés (200
MDT) y sont destinés.
Parlant de l’expérience de l’hôtel «Les Ambassadeurs», M. Mounir Ben Miled, a
précisé que l’adhésion au
PMNH a permis à l’établissement d’améliorer la qualité
du produit
touristique et la prestation des services de l'hôtel. «La durée de
séjour a évolué de 20%. De même pour le taux d’occupation qui est passé de 53,6%
en 2006 à 58% en 2009. Ceci nous a permis d’augmenter nos tarifs ainsi que notre
chiffre d’affaires de 10%», a-t-il affirmé.
M. Ben Miled se montre confiant en indiquant qu’il vise les quatre étoiles pour
son hôtel, qui est actuellement de catégorie trois étoiles. En 2011, il prévoit
un taux d’occupation de 65% ainsi qu’un RBE stable à 35%.
Il affirme que le programme lui a permis de s’engager encore plus dans la
formation, qui avance à petits pas, reconnaît-il. Actuellement, le taux de
réalisation de l’investissement immatériel est de 45% contre 95% pour le génie
civil et l’équipement et 75% pour l’ameublement et la décoration.