Localisé à 75 km au sud de Tunis et à 40 km de Sousse et d’Hammamet,
l’aéroport international «Enfidha Zine El Abidine Ben Ali» est fin prêt. Son
entrée en fonction est imminente. Cet ouvrage grandiose recevra,
probablement, ses premiers voyageurs au plus tard début novembre prochain.
Selon le chef de projet, l’ingénieur Nizar Matoussi, le taux d’avancement
des projets a atteint les 97%. Concrètement, le taux d'avancement des
travaux du hall d’embarquement est à 87%, la tour de contrôle est à 86% et
le reste des équipements techniques sont autour de 50%.
M. Haluk Bilgi, PDG de la société TAV Airports Holding Tunisie, qui tiendra
demain jeudi 15 octobre, une conférence de presse sur le site de l’aéroport,
ne manquera pas de donner d’amples éclairages sur l’avancement des travaux.
Les 3.400 ouvriers, techniciens et ingénieurs qui ont participé à la
réalisation de l’aéroport, vont réaliser, deux ans et trois mois, après le
démarrage des travaux (24 juillet 2007) mille mètres carrés, l’ampleur de
leur labeur, voire de la touche de l’homme et sa propension au progrès.
Conçu en forme de carré retourné dont la pointe est dirigée vers les pistes
d’atterrissage et couvert d’une toiture légère, l’aéroport offre, avec ses
ailles géantes, un air futuriste. Selon l’architecte qui l’a conçu,
l’aéroport va donner l’impression que tout l’ouvrage va décoller, tout,
autant que les avions. Tradition et modernité coexistent partout au sein de
l’aéroport.
Au rayon des composantes de l’ouvrage, on retiendra une aérogare de 78 mille
mètres carrés, des pistes de 3.300 mètres, 32 aires pour avions, 18 passages
automatiques et une tour de contrôle de 85 mètres de haut.
En appui à ces installations, l’aéroport dispose d’un parking d’une capacité
de 120 bus et 500 voitures.
D’un coût de 800 MDT, l’aéroport, une véritable caisse en verre, sera doté
d’équipements de navigation aérienne modernes conformes aux normes de
sécurité et d’efficience internationales.
Par delà ces spécificités techniques, l’aéroport «Enfidha Zine El Abidine
Ben Ali» a pour objectif stratégique d’améliorer l’infrastructure
aéroportuaire du pays et d’ancrer dans nos aéroports les traditions de la
qualité totale, particulièrement en cette période marquée par l’ouverture du
ciel «Open Sky» et par la recrudescence de la concurrence.
Il s’agit également d’appuyer la dynamique économique dans le centre, et
surtout, l’activité touristique dans les zones de Sousse, Hergla et
Hammamet.
D’autres régions telles que Kairouan vont tirer profit, à leur tour, de la
situation stratégique de l’aéroport dans un carrefour desservant, au moyen
d’axes autoroutiers, plusieurs grandes villes du nord, du sud et du centre.
Et pour ne rien oublier, l’aéroport international d’Enfidha, qui
accueillera, une fois totalement réalisé, plus de 20 millions de voyageurs,
couvre une superficie de 5.700 hectares.
A rappeler que le groupe turc TAV, Airport Holding Co, a été sélectionné au
terme d’un appel d’offres international, pour construire, financer et
exploiter, durant quarante ans, la concession de l’aéroport d’Enfidha et de
celui de Monastir.