Le
Centre des jeunes dirigeants (CJD Tunisie) vient d’avoir 10 ans et cela
fait quatre ans qu’il tourne à plein gaz, tout d’abord avec Abdelaziz Dargouth, ensuite avec Monia Jeguirim Essaidi. Slim Ben Ammar, fraîchement
élu lors des dernières élections tenues, vendredi 2 octobre, est décidé à
poursuivre la voie de ses prédécesseurs. «Mes priorités ? C’est faire en
sorte qu’au CJD le management demeure toujours collégial, démocratique et
que notre centre soit par essence un lieu de débats et de réflexions. Nous
avons affaire à des pairs, il est important que leurs opinions soient prises
en compte, sur un même pied d’égalité. Notre écoute sera de 360 degrés»,
a-t-il déclaré. Le but est de répondre au mieux aux attentes des JD ainsi
que celles de toute autre partie prenante. «Ce qu’il faut, c’est une bonne
synchronisation pour jouer une même partition, être une intelligence
collective pour servir un même idéal», a-t-il expliqué.
Ces dernières années, a rappelé le nouveau président, il y a eu une belle
accélération des activités du CJD, due à une vision claire, et une mission
mobilisatrice et fédératrice. Ce qu’il ambitionne ? Tout d’abord, consolider
les acquis et matérialiser davantage dans l’esprit de la communauté
économique du pays l’image d’un mouvement patronal de jeunes dirigeants,
crédible, influent et écouté. Un mouvement relevant de l’UTICA dont il
représente l’aile jeune, dynamique et audacieuse et à laquelle il revendique
l’appartenance. Une dynamique patronale, qui, assure Slim Ben Ammar, milite
pour une économie plus performante.
Pour atteindre cet objectif, une priorité : agir pour consolider le
développement personnel des jeunes dirigeants, à travers la réflexion, la
formation, l’expérimentation et le partage afin de gagner en maturité et
devenir une force de propositions incontournable.
Le rôle du
CJD, faut-il le rappeler, consiste à être une véritable
locomotive pour l’implantation de l’esprit et du comportement
entrepreneurial auprès du JD et pour la contribution à l’émergence de ce
même esprit chez les jeunes au sein de l’université. Cette priorité
nationale sera celle du CJD. A cet effet, une expérience très significative
et qui marche à merveille aux Etats-Unis, celle des «Business Angels» : des
hommes d’affaires qui, séduits par des projets de jeunes porteurs, les
soutiennent matériellement et les accompagnent dans le montage et la
réalisation de leurs projets. «C’est une expérience qui peut fort bien
marcher dans notre pays», a affirmé Slim Ben Ammar.
Mais il n'y a pas que cela. La dimension internationale du CJD doit se
confirmer, d’où la nécessité de multiplier les relations et les actions avec
les autres JD partout dans le monde pour des partenariats professionnels
certes, mais aussi pour s’inspirer des autres expériences et savoir-faire et
les adapter à l’échelle locale.
En somme, la démarche du nouveau président du CJD pour son prochain mandat
aurait pour maîtres mots : la consolidation des acquis du CJD, le
développement personnel des jeunes dirigeants, le soutien actif à
l’entreprenariat des jeunes et, enfin, une ouverture plus soutenue et plus
élargie à l’international, le tout dans le respect de ce principe
fondamental qui guide toute les actions du CJD à l’échelle planétaire:
mettre l’économie au service de l’homme.
D’ailleurs, Slim Ben Ammar affirme que jamais les mots «économie au service
de l’homme» n’ont porté autant de sens que de nos jours. En cette période de
crise où l’avidité et la cupidité de l’homme sont en passe de détruire de
manière presque irréversible les richesses de la planète, sacrifiant souvent
l’essentiel au superflu, la priorité des priorité est, aujourd’hui,
d’investir dans l'Homo-sapiens, en lui permettant d'accéder à la dignité, à
la formation et au bien-être, en empruntant résolument une démarche de
performance globale qui place l’Homme et l’environnement au cœur de toutes
les préoccupations et de tout projet.
Les systèmes économiques qui négligent les facteurs moraux et sentimentaux
sont comme des statues de cire : elles ont l'air d'être vivantes et pourtant
il leur manque la vie de l'être en chair et en os, disait Ghandi. Avec le
CJD, espérons que la vie ne manquera pas aux jeunes entrepreneurs.