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  • Tunisie-horaire estival:
  • la séance unique serait-elle inique ?
  • Par Amel Belhadj Ali

  • La séance unique serait-elle unique, inique, cynique ou pratique? C'est selon. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que le régime du travail suivi dans notre pays ne recueille plus l’approbation de toutes les catégories socioprofessionnelles. Et même si on a peine à le reconnaître, le pays avance aujourd’hui à deux vitesses : celle des entreprises qui ont osé casser le tabou "séance unique" et celle de toutes les administrations, institutions financières et une grande partie du secteur privé qui n’osent pas se hasarder à provoquer le gourou d’employés habitués à pratiquer ce mode de travail, l’été et pendant le mois de Ramadan en remettant en cause le principe sacro saint de la séance unique.
  • «La séance unique est unique en son genre. Très rares sont les pays qui l’utilisent. Sauf qu’en Tunisie il y en a même qui la nomme "sens unik", c’est intéressant d’aller voir le sens derrière ce phénomène», déclare Abdelaziz Darghouth, chef d’entreprise.

    «Les inerties ne sont pas le fait des seules habitudes et représentations sociales. Elles sont aussi le fait de modes d’organisation sociale du travail, du temps et de l’espace», renchérit Riadh Zghal, professeur universitaire, sociologue et économiste. Pour la professeur, la séance unique suppose «des après-midi entièrement chômées à l’échelle nationale –dans le secteur public principalement- et un rendement du travail divisé par… on n’ose pas avancer de chiffre tant les effets de la léthargie estivale généralisée sont énormes ….».

    "On a des entreprises auxquelles on demande d’affronter la mondialisation, les Européens, les Asiatiques et les Américains. Malgré toute leur bonne volonté, elles se retrouvent handicapées et lésées à cause d’un système archaïque et anachronique dont elles ne sont pas directement responsables. La mondialisation, la concurrence, la mise à niveau, c’est l’affaire de tous. On ne peut, aujourd’hui et au vu de la conjoncture actuelle (que je ne voudrais pas qualifier de dramatique), continuer à fonctionner à des vitesses multiples avec les uns qui travaillent dix et douze heures par jour et d’autres qui regardent constamment l’horloge pour partir observer la sieste de 14 heures. Cette séance unique devient vraiment cynique !", estime Nizar Bahloul, journaliste et directeur de Business News.

    Combien coûtent les 36 heures pratiquées pendant les deux ou trois mois entre l’été et le mois de ramadan associés aux jours fériés, aux congés maladies et aux absences non justifiées pour l’économie du pays? Rares sont ceux qui peuvent apporter une réponse à cette question. Des études ont été réalisés pour évaluer et déterminer le coût et l’impact de la séance unique mais aucune information à leur propos ne filtrera. La maxime motus bouche cousue y est toujours d’actualité.

    Réveiller le mammouth qui dort

    «Le seul pays qui applique la séance unique à ma connaissance, ce sont Les Caraïbes, mais ce ne sont pas les champions de la productivité non plus», a déclaré Karim Ammar, directeur central de Poulina. Il faudrait préciser à ce propos que le Groupe Poulina ne suit pas l’ère du temps estivale labellisée Tunisie. Tout comme Tunisiana et nombre d’entreprises privées qui estiment que la séance unique serait plutôt «inique» dans un pays qui ne dispose pas de grandes ressources naturelles et dont le potentiel humain ne peut être réellement productif ou performant lorsque pendant près de trois mois l’année, on y travaille à mi-temps sans oublier vacances et jours fériés.

    «La séance unique et le ramadan expliquent en grande partie notre retard économique», explique Karim Ben Kahla, universitaire, qui ajoute qu’il serait intéressant d’évaluer le coût de la séance unique à condition de le vouloir et avoir le courage de remuer le "mammouth" qui préfère la sieste. Il faudrait avoir le courage de toucher à des "tabous», assure-t-il. Un autre coût social insidieux et moins visible est à relever : celui du freinage de la modernisation de la société qu’occasionne une telle organisation du temps de travail.
    Le Code du travail dans notre pays ne prévoit pas pour sa part, des restrictions concernant les choix des horaires de travail pour les organismes et entreprises privés. Ils peuvent user des régimes de 42 à 48 h à leur guise. Selon l’article 79 (nouveau) modifié par l’article premier de la loi n°96-62 du 15 /07/96, la durée du travail effectif ne peut excéder 48 heures par semaine ou une limitation équivalente établie sur une période de temps autre que la semaine sans que la durée de cette période ne puisse être supérieure à une année.
    Cette durée peut-être réduite sans qu'elle puisse être inférieure à 40 heures par semaine ou une limitation équivalente établie sur une période de temps autre que la semaine et ne dépassant pas une année, et ce par les conventions collectives ou par des textes réglementaires, pris après consultation des organisations syndicales des employeurs et des travailleurs*. Sauf que dans le cas de l’espèce, les 6heures/jour font 36heures/semaine.

    Pour Poulina, par exemple, le problème est résolu puisque depuis deux ans, le groupe travaille à pleins gaz toutes saisons confondues, seule exception, le mois de ramadan. «Il y a longtemps que nous savons que la quantité de travail reste toujours la même que ce soit en été ou en hiver. Pendant la séance unique, la productivité diminue considérablement et les employés ne sont pas en forme», explique Karim Ammar.

    Pendant trois années, la direction générale a proposé aux employés du groupe de voter pour ou contre le maintien de la séance unique. La première année, le «Non» était ferme, la seconde, un peu plus nuancé, et la troisième tout le monde a approuvé. Seule condition posée par le personnel : se libérer vendredi à 13 h pour pouvoir profiter d’un long week-end, ce qui fut fait.

    Toutes ne sont pas logées à la même enseigne

    D’autres entreprises n’ont pas eu cette chance, il y a beaucoup de résistance par rapport à la séance unique. Les employés tiennent à garder leurs acquis même si c’est au détriment de la productivité et de la performance de l’entreprise. «Notre position au Nord de l’Afrique somnolente et voisin très proche d’une Europe efficace nous laisse perplexes, ça nous pose un piège certain. Comment être efficace et éviter la somnolence ? Vu la difficulté de l’adéquation je préfère retirer l’un des deux sens, et je choisirai efficacité parce que dans l’autoroute du développement le somnolent quitte la route», affirme Abdelaziz Darghouth.

    Les dirigeants des entreprises privées ou ceux parmi eux qui estiment qu’il est temps pour la Tunisie de s’aligner aux autres pays du monde en été et ne pas faire cavalier seul, évitent la méthode forte de peur de créer une tension au sein de leurs entreprises. «Ce qu’il faut, c’est mettre en place une stratégie contre la résistance sociale basée sur la pédagogie et le leadership», propose Karim Ben Kahla.

    Concernant la séance unique, estime-t-il, les représentants du secteur privé pourraient commander une étude dans ce sens et jouer leur rôle de groupe de pression pour une valorisation/rationalisation du travail et de l'effort en Tunisie».

    Il est approuvé par M. Dargouth, qui pense que, face au contresens, au laisser aller et à la non performance, il faut choisir le chemin de la diplomatie, de la souplesse et de la réactivité. Car au temps de la productivité, de la concurrence, de la nécessité de travailler plus pour gagner plus, on ne peut imaginer qu’une entreprise puisse se permettre d’instaurer la séance unique alors que ses partenaires étrangers continuent à travailler tout l’après-midi. Pour convaincre les plus réticents, il faut argumenter, expliquer et motiver.

    Même si, comme l’écrivait précédemment Mohamed Ali Mankai, chef d’entreprise, sur le webmanagercenter, «toutes les réformes portent en leur sein des difficultés et ont affaire aux résistances humaines au changement. Mais ces contraintes ne doivent pas nous décourager ou nous détourner des objectifs fixés car l’immobilisme et les conservatismes sont toujours des facteurs qui freinent le progrès». Et en guise d’immobilisme, les exemples sont légions et les plus révélateurs sont ceux des administrations publiques, exception faite de certains services tenus à être performants.

    Essayez donc de passer à l’une des agences d'une compagnie nationale, vous recevrez des leçons magistrales dans l’art d’être expéditif, l’employé au guichet ne lève même pas le regard de son bureau pour vous parler. Et ceci n’est qu’un petit exemple d’ordre comportemental.

    Quant aux performances professionnelles, on en est loin et pour cause, comment être productif lorsqu’on a veillé la moitié de la nuit et qu’on n’a pas récupéré les heures de sommeil manquantes ? «Les agents sont "grognants", parfois même agressifs et vous donnent l’impression qu’ils vous accordent un privilège en acceptant de traiter avec vous», commente une «blogueuse». Les usagers qui représentent, ne l’oublions pas, toutes les catégories socioprofessionnelles du pays deviennent nerveux de peur de ne pas être servis à temps et il arrive très souvent qu’entre administratif et usager, cela finit par tourner au vinaigre. Des incidents pareils qui arrivent en double séance deviennent plus fréquents en séance unique et c’est normal, lorsque les 8h ne suffisent pas à terminer le travail, comment le faire en 6h ?

    Une consommation énergétique en hausse

    Mais il n’y a pas que le manque de productivité, l’indolence et l’agressivité de certains représentants de l’Administration qui relèvent désormais des attributs de l’été. La consommation énergétique, pour sa part, augmente. A la STEG, on enregistre des pics pendant la saison estivale. La consommation en électricité augmente parce que bien évidemment, on use plus de la climatisation mais parce qu’également, on veille plus. S’en passer semble être en dessus des forces du Tunisien, conséquence, arrivé à bureau entre 8h et 9 h, il ne commence à être productif qu’à partir de 10het à partir de 13 h son esprit est déjà ailleurs, du côté de chez lui ou de celui du divertissement attendu. La productivité devient dans le cas de l’espèce, un jargon difficile à comprendre et à assimiler, l’intérêt économique du pays serait, pour sa part, carrément du chinois.

    Et les investissements étrangers dans tout ça, y pense-t-on ? Tout comme ces dépenses qui augmentent pendant l’été (nous avons plus de temps à consacrer aux achats) et qui nous font prendre conscience de la limite de notre pouvoir d’achat. Sans oublier l’image que nous renvoyons aux entreprises étrangères. Car plus que la main-d’œuvre qualifiée à bon marché que nous leur offrons, il y a également cette exigence de productivité qui a une importance et non des moindres. Une chance que la législation tunisienne du travail n’impose pas des horaires fixes et laisse aux entreprises la liberté de choisir leurs grilles horaires.

    La séance unique est un mode de travail estival qui n’est plus valable en ces temps de globalisation et d’ouverture et dans lequel les pays sont liés à tous les niveaux et doivent pouvoir communiquer à tout moment sans se trouver freinés par des modèles qui n’ont plus de raison d’être.

    Les solutions de rechange existent et il est indubitable que des réflexions sont engagées par le gouvernement pour trouver ce qu’il y a de mieux pour le pays.

    Généraliser la double séance à toute l’année en s’organisant pour accorder le maximum de congés annuels entre le 15 juillet et le 15 août pourrait, peut-être, représenter une alternative logique au régime de travail estival actuel à condition que les intérêts supérieurs de la Nation ne soient pas menacés.

    Les grandes décisions à l’instar de ce qui se passe ailleurs, pourraient être décalées à la rentrée économique sauf cas de force majeure. Il faudrait également penser à mettre en place les mesures d’accompagnement nécessaires, tels les lieux de restauration et les jardins d’enfants. Tout comme il est capital d’assurer un maximum de confort dans les lieux de travail pour que les employés puissent travailler dans les meilleures conditions possibles. La généralisation de la climatisation et des fontaines d’eau dans les administrations et les institutions privées représentent, dans ce cas, un minimum.

    Tout le monde s’accorde à dire qu’en été la consommation en électricité grimpe à des seuils inattendus, pourquoi ne serait-elle pas accompagnée de plus de productivité et de performance ?

    Qu’est-ce qui expliquerait le maintien de la séance unique dans notre pays lorsque, dans tous les pays du monde, elle n’est plus d’usage ? N’est-il pas temps pour la Tunisie, réputée pour son économie performante, de se mettre à l’heure internationale ?

    Nous aimerions pouvoir avoir des réponses à nos questions mais peut-être existe-t-il des considérations que nous ignorons. Dans ce cas, nous espérons réellement que ces raisons sont vraiment les bonnes.

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  • Lire aussi :

    - Tunisie : Modernisation, développement et aménagement du temps de travail

    - Tunisie - Séance unique : Deux opérateurs télécoms, deux sons de cloches

    - Tunisie - Séance unique : Ce qu’elles en pensent

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    - Au Maroc, elle n'est pas unique, elle est continue

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SOCIETE
   
commentaires VOS RÉACTIONS À CET ARTICLE
  • Encore et encore    posté le 24/07/2009 a 16:15:40

    Cela devient lassant, nous y avons droit tous les ans, un article, le même débat se réinstalle et l'on réétudie la chose sous un autre angle, on rumine les vieux arguments et on les recrache ou parfois des nouveaux, à la mode du contexte socioéconomique du jour, il suffit!

    par CHERIF Samih
  • comparaison n'est pas raison    posté le 23/07/2009 a 03:03:35

    C'est ce que la culture française nous enseigne, et ma foi je pense que c'est juste.

    où est donc la raison? la raison est qu'il faut plutôt faire des études sérieuses sur la capacité de chaque individu.

    mesurer le tonus du corps durant la journée, voir l'adaptation du corps selon la saison.

    mesurer le potentiel cérébral durant la semaine et puis le mois , voir où et quand se produit la défaillance.à quoi sert de vouloir à tout prix que le rythme du travail soit égal chez tous et dans toutes choses, c'est de...suite

    par ben othmane mondher
  • position modèré    posté le 22/07/2009 a 13:05:03

    On a cité plusieurs inconvénient de la séance unique (productivité, disponibilité de service, consommation d'énergie...) et d'autres avantages (repos, consommation, loisir...). si on se mettait dans une position médiateur. la double séance contre (tout calcule fait) 2 semaines de plus de congé. encouragé le travail saisonnier de stagiaire pour combler le manque d'affectif... il y a tant de solution plus actifs autre que faire la sieste! je ne trouve aucune justification pour venir travailler pour seulement 6 heures avec une productivité médiocre a cause des longues soirées estivales. il vaut mieux prendre congé et dormir chez soi.rnnb : d'après une expérience personnelle: j'ai fais l'industrie et le service. j'ai fais la séance unique, la double séance et la séance continu.

  • séance unique    posté le 19/07/2009 a 15:35:49

    Si je comprends la position des chefs d'entreprises, je ne peux compredre celle des universitaires sur cette question.je trouve qu'ils sont mal placés pour parler de ce sujet du fait qu'outre, les vacances scolaires, nos chercheurs travaillent maximum 12 heures par semaine sans pour autant se consacrer réellement à la recherche!!!.

  • un bon article    posté le 17/07/2009 a 20:18:55

    Mais un question est-ce que le choix du prénom pour la caricature est innocent ?

    par khalil
  •     posté le 17/07/2009 a 15:11:56

    Ce n'est pas parce que certains pays asiatiques comme la chine pratiquent l'esclavagisme moderne qui produit, et de très loin, une meilleure productivité et une croissance astronomique, que nous sommes obligés de les suivre!!

    chaque pays a ses spécificités liées à son climat, son histoire et au tempérament de ses habitants qu'il convient de respecter.

    il faut au contraire se réjouir d'avoir un cadre propice à notre épanouissement... mes plus beaux souvenirs avec mes parents n'auraient pas existé si la séance unique n'existait pas!

    en outre, je trouve que vous accusez trop rapidement la séance unique dans la surconsommation d'électricité; à mon avis la climatisation en est largement la première cause.. et je ne parle pas des enfants qui n'ont plus école, des congés...).

    par mourad
  • Avis     posté le 17/07/2009 a 14:28:51

    On est bien d'accord que la productivité est la locomotive du progrès, mais une question se pose, a quoi sert de vivre dans un pays développé si on ne peux en profiter !

    il faut aussi mettre en considération la qualité de vie qui est à mon avis bien supérieure dans notre pays que dans beaucoup de pays dis développés.

    par Walid
  • Mon "Capital" séance unique    posté le 17/07/2009 a 10:51:42

    Ce qui m'étonne dans la critique du "capital" de la séance unique c'est qu'il pleure sa perte de productivité durant les mois d'été, se met à genou pour le maintient de la double séance et ne propose rien "aux travailleurs" pour le gain de productivité conséquent

  • séance unique    posté le 17/07/2009 a 09:45:21

    Je voudrai réagir à propos de ces universitaires qui donnent leurs avis sur la question alors qu'ils travaillent au maximum 15 heures par semaine et qui sont en vacance durant les 3 mois de l'été.

    d'autre part, en europe, les usines profitent d'un congé annuel de 3 semaines ce qui compense ce que nous appelons la séance unique.de plus, étant banquier, je peux vous affirmer que la productivité dans les banques n'est aucunement touchée par la séance unique.notre climat étant trés lourd, je trouve normal de profiter de la su: la productivité serait à mon avis plus touchée si on devait revenir travailler l'après midi.

  • Aménagements en conséquences !!!    posté le 16/07/2009 a 13:41:07

    Comment peut-on travailler en séance continue quand la moitié du pays est à la plage ! psychologiquement, c'est impossible, on aura beau se dire que c'est mieux pour l'expansion de l"entreprise, mais soyons réaliste, si tous vos proches se dorent à la plage, et que vous bosser jusqu'à 17h, vous serez carrément démotivé, et le résultat sera sûrement pire que si on avait travailler comme tout le monde en séance unique ! par ailleurs, si tous les services, telles que les crèches ne sont pas disponibles en été, on aura toujours un handicap pour travailler en séance continue ! conclusion : en été, les patrons devraient faire des régimes au choix du personnel, avec des coupures de salaires pour ceux qui ne peuvent pas travailler en continue, et donc chacun assumera ses choix, et travaillera en conséquence ! tout le monde est content !!!!! allez chers patrons, soyez souple ! ce ne sont que deux mois sur 12 !

  • Changer d'angle...    posté le 16/07/2009 a 10:22:21

    Tout ce qui est dit dans cet article est vrai, mais il y aussi un autre angle a considérer par nos économistes, a supposer qu'une étude sérieuse soit faite: l'économie c'est la production, mais c'est aussi la consommation.

    s'il n'y avait pas séance unique, les plages seraient vides toute la semaine, les centres de loisirs ne fonctionneraient que le week-end, les gens sortiraient moins le soir et mangeraient moins de glaces par exemple, les soldes d'ete verraient leur chiffre d'affaires divise par deux...

    je ne sais pas ce que ca donnerait mais ca mérite d'être pris en considération!

    en tout cas, tant que j'aurai la possibilité d'en profiter, je le ferai parce que ca améliore ma qualité de vie

    par Hamadi Bahri
  •     posté le 16/07/2009 a 09:03:29

    Supprimer la séance unique n'est pas la solution, il faudrait plutôt dynamiser le personnel et le motiver pour donner le meilleur de lui même; que faire d'une double séance l'été si les agents ne foutent rien du tout et font la sieste aux bureaux et ce aux frais des employeurs?!!!!

  • Former les managers...    posté le 07/09/2010 a 11:08:09

    "généraliser la double séance à toute l’année en s’organisant pour accorder le maximum de congés annuels entre le 15 juillet et le 15 août pourrait, peut-être, représenter une alternative logique au régime de travail estival actuel à condition que les intérêts supérieurs de la nation ne soient pas menacés."

    ce paragraphe résume tout l'article et l'hypocrisie des patrons tunisiens etou étrangers (parce que quand ils viennent ici ils s'aperçoivent que nos managers ne savent pas prendre leur responsabilités donc ils en profitent pour nous dicter leurs lois). au lieu de créer une dynamique de travaille et donc impliqué plus l'employé dans l'entreprise on s'occupe à mettre en place des lois qui éloigne un peu l'employé de l'employeur,une relation fondamentale pour la réussite de l'entreprise.

    cet article n'est pas objectif, dans le sens ou il résume tout bêtement la pensée de ces managers qui défendent leurs propres intérêts.

    il faut arrêter de nous prendre pour des cons messieurs les chefs d'entreprise et essayer au moins un jour de vous mettre à la place d'un ouvrier, pour que vous puissiez connaitre vos défauts.



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