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  • Faiblesses et potentialités du tourisme tunisien :
  • L’heure est au repositionnement stratégique
  • Par Imededdine Boulaâba

  • Perçu comme un générateur potentiel d’externalités sur les autres secteurs de l’économie nationale -bâtiment, travaux publics, artisanat, transport, mobilier, agroalimentaire-, le tourisme en Tunisie contribue, depuis des décennies, au desserrement de la contrainte financière extérieure, à l’amélioration des niveaux d’emploi, au renforcement du matelas de devises du pays et au relèvement de la qualité de vie de la population, stimulant, de ce fait, indique un rapport de l’Agence française de développement, la croissance économique, la compétitivité de l’offre touristique et l’attractivité du site Tunisie parmi les filières sud-méditerranéennes.

    Néanmoins, l’importance des externalités et le volume des recettes effectivement engrangées dépendent des rapports de force entre les acteurs locaux (le secteur de l’hébergement, du transport…) et les Tour-opérateurs étrangers (voyagistes en gros, distributeurs…) qui profitent des surcapacités hôtelières du pays pour arracher des concessions tarifaires et accaparer, à prix inchangé, de plus en plus des parts de marché dans le segment très disputé du tourisme de masse.

    La prédominance du tourisme balnéaire en Tunisie

    Avec 91% de nuitées à motivation exclusivement estivale, notre pays projette à l’extérieur une image de tourisme de masse accentuée. Cependant, depuis 2001, et face à la rude concurrence que se livrent les filières sud-méditerranéennes pour capter la clientèle occidentale, nos hôteliers peinent à accroître leurs parts du marché, voient leurs recettes fondre comme neige au soleil avec un taux d’occupation dépassant, selon les années, à peine 50%, ce qui met les professionnels du secteur en position de faiblesse face aux TO européens, heureux de voir leurs partenaires tunisiens négocier en ordre dispersé, toujours prêts à brader les prix plutôt que de perdre leur clientèle.

    Parmi ses concurrents immédiats au niveau du bassin sud de la Méditerranée, la Tunisie est le pays qui engrange le moins de recettes par nuitée (7% en 2002) par rapport au Maroc (9%), l’Egypte (18%), la Turquie (24%). Il s’agit là, affirme une source au Département de la Recherche de l’AFD, «d’une situation qui tient autant à l’impuissance à promouvoir une offre alternative au balnéaire qu’à la difficulté à accroître la qualité d’un produit basé sur le triptyque «sable, mer, soleil».

    A l’heure actuelle, en raison du pouvoir oligopolistique des TO étrangers dont l’expression la plus sévère est le bas niveau qualitatif du produit commercialisé, un grand nombre d’hôtels tunisiens connaissent une situation financière particulièrement alarmante, imputée, insistent certaines sources au ministère du tourisme, à de faibles marges de profit, au positionnement qualité du balnéaire( les hôtels 4 et 5 étoiles représentent 43,2% du parc hôtelier tunisien contre 35% pour les hôtels 3 étoiles et 21% pour les autres catégories), à un financement insuffisant et à un endettement très élevé.

    Pour un recentrage du produit touristique tunisien

    L’un des objectifs des pouvoirs publics et des professionnels du secteur est le développement d’un tourisme plus haut de gamme, sur le modèle du Maroc. Depuis deux décennies, on a mis l’accent sur les offres touristiques alternatives en mettant en exergue le potentiel sahraoui du pays, le patrimoine historique de certains sites (Kairouan…) et les prestations spécialisées en vogue comme la thalassothérapie ou la balnéothérapie.

    Cela dit, d’après M. Hamadi Ben Sedrine, vice-président de l’UTICA, le premier chantier demeure la mise à niveau du parc hôtelier, avec rénovation des infrastructures et formation du personnel, l’assainissement financier du secteur, la définition d’une politique de tarification du produit national et le lancement d’un ambitieux programme de labellisation, faisant de l’écotourisme, le fer de lance d’une stratégie de reconquête d’une clientèle occidentale, de plus en plus sensible aux sirènes écologiques.

    A côté d’une variété de produit balnéaire plus haut de gamme, la Tunisie, affirme Monsieur Abdelhakim Hammoudi, consultant à la Direction de la Stratégie de l’AFD, est en mesure de faire émerger des offres touristiques moins exposées à la sévérité de la concurrence internationale comme la randonnée, l’agro-tourisme, les zones montagneuses, l’arrière pays rural, ce qui est susceptible de revitaliser la valeur marchande de toute une destination.

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commentaires VOS RÉACTIONS À CET ARTICLE
  • Tourisme     posté le 25/06/2009 a 22:13:19

    Points critiques:
    1. formation du personnel des unités hôtelières-changer la mentalité du personnel pour qu’il cesse de voir en chaque client une source de pourboire ou de sexe mais il voit en lui indépendamment de sa nationalité un roi ( le client est roi)et de cette façon le service sera amélioré
    2. changer la mentalité des vendeurs et des guides locales dans nos médinas et nos centres commerciaux, regardez ce qu’on écrit sur le net. la médina a cessé d’être un coin traditionnel ou il est bon de marchander, de communiquer, de sentir la sympathie des vendeurs et des artisans...suite

  • benchmarking    posté le 25/06/2009 a 11:24:41

    "l’un des objectifs des pouvoirs publics et des professionnels du secteur est le développement d’un tourisme plus haut de gamme, sur le modèle du maroc"
    benchmarking = analyse comparative
    www.bonjour-tunisie.com
    www.visitmorocco.com
    www.moroccotherapy.com
    a vous de juger

  • La mentalité doit changer aussi.    posté le 24/06/2009 a 17:16:23

    Il faut penser aussi a améliorer la mentalité des ceux qui travaillent dans le secteur et ceux qui sont de prés ou de loin en contact avec les touristes, car on peut avoir les meilleurs unités touristiques au monde et un grand choix d'activités touristiques mais on peut tout gâcher si on ne fait pas assez pour fournir une bonne qualité de service et acquérir le professionnalisme nécessaire.

    je suis originaire d'une ville touristique et je suis comment ca se passe et je pense qu'il y a un bon bout de chemin à faire a ce niveau.

    merci.

    par Khaled Bouksila
  • Réaction de la FTH    posté le 22/07/2009 a 12:56:32

    Suite à la publication de l'article,nous avons reçu la réaction ci-dessous.en référence à l'article "faiblesses et potentialités du tourisme tunisien : l'heure est au repositionnement stratégique" paru sur webmanagercenter, le 24 juin 2009 et dans lequel m.imeddine boulaaba a évoqué les objectifs et les "chantiers" prioritaires des hôteliers, nous tenons à préciser que : la fédération tunisienne de l'hôtellerie est la seule organisation nationale qui représente la profession de l'hôtellerie et par conséquent la seule habilitée à parler au nom des professionnels dans ce secteur.
    je vous prie de s'adresser à la fth pour tout ce qui concerne la profession hôtelière de prendre en considération cette rectification et de la publier dans votre journal électronique

    par FTH
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