© webmanagercenter.com - 09 Octobre 2011 05:30:00
Tunisie : Un tout jeune journaliste parviendra-t-il à changer notre perception du football?
- Par Maryam OMAR
“Nous ne devons pas chercher à empoisonner le milieu du football, où la pression est déjà à son comble. Un journaliste doit faire preuve de responsabilité et ne pas tomber dans la recherche du sensationnel, même s'il est vrai que les malentendus et les problèmes font vendre“, atteste Maher Kacem qui vient d'être promu patron du service Sports dans un journal quotidien de la place... Une première en Tunisie car ce tout jeune homme vient à peine de faire ses premières armes dans le métier, mais Pierre Corneille ne dit-il pas que la valeur n'attend point le nombre des années? Nous l'avons rencontré pour cette interview.
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WMC : Qu’elle impression d’avoir ce poste que beaucoup n’ont eu qu’après des années d’expérience? Le sentiment d’une lourde responsabilité?
Maher Kacem: Je suis honoré par une telle confiance en ma personne. Etre chef de service dans un journal aussi réputé que “Le Quotidien“ à 27 ans n’est pas donné. Si je suis là aujourd’hui, c’est notamment grâce à M. Lotfi Touati, rédacteur en chef, et M. Mohamed Ali Ferchichi, chef de service sport, qui m’ont toujours encadré et conseillé. C’est une lourde responsabilité certes, mais je peux relever le défi. Tous les atouts sont réunis dans notre journal pour réaliser un succès. Nous constituons une grande famille, ce qui m’aidera certainement à assumer cette responsabilité. J’espère être à la hauteur et montrer que les jeunes peuvent tenir des postes clefs et réussir. Les jeunes tunisiens sont qualifiés et enthousiastes. Nous n’attendons qu’une chance pour montrer ce que nous valons. J’ai eu la mienne et j’espère en faire bon usage.
Le sport est l’un des sujets les plus lus par les Tunisiens, comment vous démarquer des talents qui font l’unanimité?
Les Tunisiens et le football ne font qu’un. Le foot fait partie intégrante de la vie des Tunisiens. De là, le foot est devenu, médiatiquement parlant, très important. Afin de se distinguer par rapport à la concurrence, il faut être les premiers à publier les informations. Des informations qui doivent impérativement être confirmées. Cependant, nous ne pouvons pas rivaliser, en tant que journal, avec les sites Internet côté rapidité. Donc, il faut miser sur les articles de fond et les dossiers. Nous avons de bonnes relations avec toutes les équipes, vu que nous avons toujours été intègres, ce qui nous facilitera l’accès à l’information. Il faut aller au-delà de l’information brute et l’analyser, tout en respectant l’éthique du métier et surtout le principe des deux sons de cloche.
Comment les médias spécialisés peuvent-ils contribuer à ramener la sécurité sur les terrains de football?
Un journaliste doit faire preuve de responsabilité et ne pas tomber dans la recherche du sensationnel. Il est vrai que les malentendus et les problèmes font vendre, mais un organe médiatique qui se respecte ne doit pas chercher à empoisonner le milieu du football, où la pression est déjà à son comble. Un journaliste doit impérativement informer, mais sans prendre position. C’est la manière de traiter l’information qui fait toute la différence.
Malheureusement, bon nombre de médias tunisiens, cherchant à accrocher les lecteurs, tombent dans le sensationnel. Heureusement que quelques médias restent modérés dans leur traitement des informations. Les supporters, majoritairement jeunes, sont fougueux. Il faut juste leur parler avec leur langage et ne pas jouer les moralisateurs.
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