Le Musée international des arts plastiques de Monastir verra bien le jour

La première pierre du Musée international des arts plastiques de Monastir, qui sera érigé dans la zone de la Falaise sur une superficie de 1.500 mètres carrés, a été posée, mercredi 13 septembre 2017, en présence des autorités locales et des artistes plasticiens -qui participent à la 15ème édition du Salon international des Beaux arts à Monastir (du 4 au 16 septembre).

Pour Nacer Ktari, président de l’Association des Beaux arts de Monastir (ABAM), initiatrice du projet et organisatrice du Salon, “l’idée de création d’un Musée international des arts plastiques à Monastir remonte à la date de lancement de ce Salon”.

Le musée devra abriter “plus de 1500 œuvres d’art réalisées par des artistes plasticiens et sculpteurs issus de 60 pays”, a-t-il précisé.

Il a fait savoir que le coût global de ce projet “devra atteindre la somme de 1 Milliard 200 mille dinars”, rappelant que les premières estimations tablaient sur un budget de 860 milles dinars pour la réalisation du Musée.

Les différents artistes ayant participé aux éditions précédentes et dont le nombre avoisinaient les 700, s’attendaient depuis 2009 à voir se réaliser ce rêve dont les échos se sont fait entendre dans la presse étrangère.

Après des années de promesses, l’association a enfin pu disposer d’un lot de terrain pour édifier le musée, réservé par la municipalité de Monastir.

Selon Nabil H’mida, président de la délégation spéciale de la municipalité de Monastir, la décision d’octroyer une parcelle de terrain sur laquelle sera érigé le musée, a été prise au terme d’une session extraordinaire du conseil municipal, tenue à l’occasion de la célébration du 130ème anniversaire de la fondation de la municipalité de la région.

“La propriété du terrain ne sera pas cédée à l’association qui s’occupera uniquement de la gestion du musée avec l’appui des différentes parties intervenantes”, a-t-il précisé.

Il a estimé que ce musée constituera la pierre angulaire dans le paysage culturel à Monastir qui devra être en complémentarité avec la composante environnementale, touristique et culturelle de la région pour en faire une destination privilégiée pour les touristes et les chercheurs.