Classement : La Tunisie accède au niveau Tier 2 en matière de lutte contre la traite des personnes

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), agence des Nations unies en charge des migrations, a félicité, mardi 27 juin, la Tunisie pour avoir atteint le niveau Tier 2 dans le classement mondial des pays en matière de lutte contre la traite de personnes.

Le classement a été publié dans le Rapport 2017 sur la traite des personnes rendu public par le Département d’Etat américain et son Bureau de lutte et de contrôle de la traite des personnes (J/TIP), rapporte un communiqué de l’OIM-Tunisie.

Comme chaque année, le Rapport J/TIP sur la traite de personnes met en lumière les progrès réalisés par les gouvernements du monde entier en matière de lutte contre la traite des personnes, et les défis qui restent à relever pour combattre cette grave violation des droits humains.

Le rapport permet de classer chaque pays sur une échelle à quatre niveaux, tel qu’adopté par la TVPA (Trafficking Victims Protection Act).

La méthodologie du classement se base essentiellement sur les efforts déployés par les gouvernements pour l’élimination de la traite des personnes et leur conformité avec le Protocole de Palerme.

Ainsi, dans le rapport 2017, la Tunisie a vu ses efforts en matière de lutte contre la traite des personnes récompensés: le rapport reconnaît notamment l’importance de l’adoption à l’unanimité en 2016 de la Loi organique N°61-2016 de prévention et de lutte contre la traite des personnes, ainsi que la mise en place en février 2017 de l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes, sous tutelle du Ministère de la Justice, en tant qu’étapes-clé pour l’instauration de politiques publiques visant à lutter efficacement contre ce phénomène et à criminaliser toute forme de traite, quels que soient sa nature et le profil des victimes tunisiennes ou étrangères.

La Tunisie et l’OIM collaborent depuis 2011 pour la lutte contre la traite des personnes et la protection des victimes. “Le partenariat avec le gouvernement tunisien, notamment le Ministère de la Justice et l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes, a permis à l’ensemble des acteurs nationaux de mieux appréhender le problème de la traite en Tunisie tout en offrant une réponse efficace et coordonnée en matière de prévention de ce crime et de protection des victimes”, se félicite l’OIM.

La Convention des Nations Unies de 2000 contre la criminalité transnationale organisée,
dite ” Convention de Palerme ” et son protocole additionnel visant à “prévenir, réprimer et punir
la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants”, est le seul instrument
juridique contraignant universel de lutte contre la traite des êtres humains. C’est la première
Convention internationale qui prévoit une définition large des différentes formes que recouvre la traite des êtres humains. Elle est centrée sur la prévention, la protection des victimes, mais également sur l’importance de la coopération internationale en matière de poursuite et de répression.

Le rapport intégral est disponible en anglais à l’adresse suivante: https://www.state.gov/j/tip/rls/tiprpt/2017/index.htm